Dusart,
La méthanisation un procédé faussement écologique
La méthanisation n'a rien de vertueux, terme très employé par la propagande pro méthanisation et les energiculteurs.
Il est très simple de consulter la base ARIA des accidents pour se rendre compte que ce processus n'est pas sans risque. Incendies d'intrants, membrane qui se déchire, écoulement de digestat sont de plus en plus présents, ceci s'expliquant par le nombre croissant de ces installations en fonctionnement.
Ces installations venant s'implanter au plus proche des habitations, il faudrait au minimum 1000 M de distance avec les premières maisons et vérifier si elles ne sont pas dans les vents dominants, une enquête publique devrait être obligatoire.
Il faudrait aussi éviter qu'elles ne s'implantent à proximité des cours d'eau et des nappes phréatiques, le risque de pollution étant présent de part tous les agents pathogènes présents dans les intrants (l'ADEME en parle dans ses rapports).
Concernant le digestat, présenté comme un fertilisant, l'ADEME ne constate aucune différence sur la productivité de 2 parcelles traitées soit par un digestat ou soit par un lisier basique. Le souci est que le digestat est très riche en azote minéral, et pauvre en matière organique, il appauvrira à terme le sol. La forte concentration en azote minéral, va encore augmenter le problème des nitrates dans les cours d'eau et les nappes phréatiques.
Il faut réfléchir aussi à comment vont être alimenté tous ces méthaniseurs, si la feuille de route du gouvernement est maintenue, il y aura une guerre des intrants, une multiplication des élevages intensifs et certainement des dérives sur la quantité de cultures dédiées incorporée dans ces usines.
Il suffit juste de regarder ce qu'on fait les Allemands....
Oui à la transition énergétique mais pas n'importe où et pas n'importe comment

Jérôme G.,
Hérésie écologique
Si le procédé de méthanisation semble vertueux, on ne peut pas se laisser naïvement berner par la publicité actuelle...
On oublie toujours les riverains qui subissent de nombreux désagréments : odeurs pestilentielles, passages de camions, poussières, mouches... Il faut impérativement imposer des distances beaucoup plus importantes entre les habitations et l'unité, 2km serait un minimum! Et arrêter de négliger les possibles riverains du projet !
Il faut protéger l'environnement avec des distances plus importantes des cours d'eau et des riverains lors de l'épandage (100m est un minimum).
D'autre part, l'exploitation actuelle d'un méthaniseur encourage l'agriculture intensive (animaux enfermés plus récupérer les effluents et déjections) et la soustraction de terres agricoles, notamment pour le maïs, très méthanogène, au détriment des Hommes et du bétail. Cela va donc se traduire par des achats d’aliments pour bétail en remplacement pour les exploitations concernées sachant qu’une grande partie des aliments achetés sera importée du Brésil (soja) et contribuera à la déforestation et à l’augmentation du bilan carbone de chaque exploitant.
Ainsi, les agriculteurs à l’origine du méthaniseur se détournent des principes de l’agroécologie prônée par le ministère de l’agriculture. En effet, l’autonomie alimentaire des troupeaux sera réduite (terres soustraites), augmentation des effluents liquides à épandre qui entraînera une baisse du taux de matière organique des sols ainsi qu’un risque accru de pollution azotée diffuse du fait des effluents liquides...
L'épandage de digestat liquide multiplie les risques de lessivage du sol, contrairement au fumier, et déchets verts qui restent sur place et favorise le développement du petit écosystème.
Les unités de méthanisation "agricoles" vont à l’encontre du plan «Protéines végétales» mis en œuvre par le ministère de l’agriculture et intégré au plan France Relance du Gouvernement, afin de réduire la dépendance protéique de la France et assurer sa souveraineté alimentaire. Objectif principal : réduire les importations de soja en doublant notamment la superficie en légumineuses d’ici 2030.
Si la méthanisation est mentionnée page 53 dans le volet Modernisation des centres de tri, recyclage et valorisation des déchets, page 67 la Stratégie nationale sur les protéines végétales développe les mesures techniques du Plan Protéines :
• Des investissements dans les exploitations agricoles et dans les structures aval de la filière : la transition vers des systèmes plus riches en légumineuses ou moins dépendants du soja importé nécessite des investissements lourds chez les producteurs, les organismes stockeurs et les transformateurs ;
• Un soutien à des projets alimentaires territoriaux visant une amélioration de l’autonomie protéique au niveau local ;
• La promotion des produits transformés à base de légumineuses, la formation des cuisiniers et des gestionnaires de restauration collective et un volet éducation à l’alimentation ;
• Un encouragement des actions de recherche fondamentale et appliquée pour combler le déficit historique de recherche sur les espèces légumineuses, notamment en matière de création variétale mais aussi pour définir des procédés innovants de transformation de ces protéines et de leur valorisation dans les systèmes alimentaires.
Pour être vertueuse, la méthanisation ne doit recycler que ses déchets vrais, et ne pas détourner les cultures vitales pour nous.

 

Angeles,
Le maître mot c’est l’argent
Foutaises l’écologie, l’énergie renouvelable, la valorisation des déchets, l’autonomie énergétique et autres belles justifications ; la motivation est financière «gagner de l’argent ou, à défaut, faire des économies». 
Aucun n’est à ce point altruiste pour s’endetter ou engager son patrimoine pour la préservation de la planète sinon nous n’en serions pas là. 
Alors oui, il faut régler un certains nombre de problèmes environnementaux et cela passe par la méthanisation. 
Il faut se donner les moyens de ses ambitions et anticiper, quelqu’en soit le coût, les problèmes que cette activité pose. 
Prévenir par tous les moyens et à n’importe quel prix les accidents, les risques pour les populations et l’environnement car cela sera toujours moins cher que les remèdes, s’il en existe.
Refuser la mise en place de nouvelles règles au prétexte que cela a un coût n’est pas acceptable. 
Il s’agit là de la préservation des terres nourricières, de la ressource hydrique, de la qualité de l’air, de tous ces biens inestimables et essentiels, propriété de l’humanité toute entière et il faudrait compter ses sous ?
Il faut prendre ses responsabilités et imposer des règles strictes et justes pour encadrer la méthanisation et empêcher ce qui pourrait bien devenir «l’amiante» de demain.
Il faut contraindre à modifier ce qui n’a pas été fait pour le mieux.
L’acceptabilité sociale passe par la prise en compte et le respect des personnes qui ont ou auront à vivre quotidiennement à proximité des sites de méthanisation.
L’avenir des agriculteurs passe par un revenu juste de leur travail de production alimentaire.
Adapter la réglementation, à partir des connaissances nouvelles de l’impact de la méthanisation, est pertinent et indispensable.
Notre futur passe par une consommation raisonnée des ressources alimentaires et énergétiques et non par le développement effréné de moyens de satisfaire à toutes les démesures en faisant fi des générations à venir.
Il serait injuste que nous devions tous payer le prix fort (au sens propreet au figuré) pour le bénéfice exclusif de quelque uns (grands groupes énergétiques).