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Le GNV s'enflamme

bioGNC, bioGNV, bioGNL

le nouvel eldorado de la méthanisation

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Le carburant renouvelable bioGNV n’est pas promu à la hauteur des enjeux.

Le gaz naturel pour véhicules (GNV) est du gaz naturel utilisé comme carburant pour les véhicules à moteur comme les automobiles, les autobus ou les camions. Le gaz naturel est constitué d'environ 97 % de méthane, il s'agit du même gaz que celui distribué en France sur le réseau de GRDF et qui est utilisé par les particuliers pour la cuisine ou le chauffage.

Le GNV recouvre plusieurs carburants, dont :

Le GNC (Compressed natural gas ou CNG en Belgique) est généralement stocké sous pression (200 bars) dans des réservoirs spécifiques du véhicule.

Le GNL est généralement stocké dans des réservoirs cryogéniques à une température de l'ordre de −160 °C et à une pression de quelques bars.

Il est aussi possible d'utiliser du biométhane produit par des installations de méthanisation (usines de traitement des ordures ménagères, stations d'épuration, digesteurs agricoles). On parle alors de bioGNV, et par conséquence de bioGNC et de bioGNL.

Par rapport au diesel et à l'essence, le gaz naturel véhicule (GNV) permet de réduire les émissions d'oxydes d'azote de 30 % à 70 %, les particules fines de 90 %, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Pour les gaz à effet de serre, le gain peut atteindre 15 % par rapport au gazole, selon l'Association française du GNV. Ce carburant paraît particulièrement adapté au secteur du transport routier, car l'électrique est "incompatible avec les contraintes de la quasi-totalité des flux de marchandises", selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR), qui estime qu'en l'état actuel de la technologie, un véhicule de 44 tonnes requerrait des batteries de plus de 20 tonnes.

De plus, le gouvernement a gelé la taxe carbone jusqu'en 2022 pour le GNV, alors qu'elle augmente chaque année pour les carburants issus du pétrole. Mais l'autonomie des véhicules roulant au GNV est limitée à 500 km, deux fois moins que pour les camions au gazole, et le coût des véhicules est plus élevé de 20 % à 30 %.

L'association française du GNV prévoit que 20 % des nouvelles immatriculations de camions en France rouleront au gaz en 2022, et la moitié en 2030.

Le gaz naturel en tant que combustible gazeux est considéré comme plus sûr que l'hydrogène en raison d'une plus faible inflammabilité, de sa faible corrosivité et de sa meilleure étanchéité en raison de son poids moléculaire plus important et de sa taille, ce qui se traduit par des solutions matérielles moins coûteuses basées sur des technologies éprouvées.

Source Wikipédia

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"Ces prochains mois vont être cruciaux pour le futur de la filière méthanisation en France"

Le gaz renouvelable a vu sa production quasiment doubler en France en 2020, mais il ne représente encore que 0,5% de la consommation gazière du pays.

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L’AAMF

souhaite ouvrir plus de 200 stations bioGNV d’ici quatre ans.