Collectif National Vigilance Méthanisation canal historique

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CNVMch

La majorité des membres fondateurs du CNVM a souhaité prolonger la dynamique et l'état d'esprit initial du Collectif National Vigilance Méthanisation.

Le CNVMch "canal historique" se définit par cette continuité. 

 

Pour agir, il faut étudier et comprendre les enjeux concernés. 

Il ne s'agit pas ici d'opposition mais de clairvoyance.

Nous nous devons, chacun à notre niveau, d'observer et d'être vigilants

face aux dangers, menaces et dérives de cette industrie. 

 

Appuyés, pour l'approche scientifique, par le CSNM (Collectif Scientifique National Méthanisation raisonnable), notre objectif est d'informer et d'accompagner celles et ceux qui y sont confrontés.

 

 

19 novembre 2022
 

suite à l’article signé par Véronique Bel,

directrice GRDF Centre-Ouest intitulé "Le Monde de l'Energie Indépendance énergétique : peut-on compter sur la production de gaz vert ?"

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Droit de réponse

S’agit-il ici d’un publi-reportage ? A lire les avantages de cette industrie par ailleurs controversée, on pourrait le croire. On constate que les lobbies gaziers ont les moyens de s’imposer de plus en plus dans les médias et ailleurs : ils sont plus de 600 à s’être invités à la table des négociations de la COP 27 autour du climat….

Il s’agirait d’un gaz vert (?), dommage que cette couleur ne soit pas visible dans l’atmosphère car elle permettrait de repérer les 4,8 % de fuites de méthane, CO2 et autres H2S, GES très nocifs pour le climat et la santé.

Notre indépendance énergétique serait garantie avec un gisement méthanisable de l’ordre de 20 TWh en 2030 : Il n’est pas précisé qu’en 2021 en France, la consommation de gaz toutes origines a été de 474 TWH et que la France a produit 4,3 TWh de méthane soit …0,9% des besoins ; on est loin du compte, pour remplir les objectifs de cette industrie dont le TRE (taux de rendement énergétique) est l’un des plus faible.

Plus de 7000 installations seraient nécessaires accompagnées d’un bilan carbone catastrophique avec une circulation poids lourds qui explose, des paysages définitivement détruits, des fonctionnements de production gourmands en énergie et en biomasse, producteur de digestat dont l’innocuité à ce jour n’est pas prouvée qui appauvrit les sols en les sur-fertilisant.

On parle ici de réindustrialisation de la France en omettant de dire que ce sera au détriment des terres agricoles largement artificialisées et de la production alimentaire détournée au profit de l’approvisionnement des méthaniseurs (CIVES, maïs, betteraves…)

La place manque pour parler des milliards d'euros de subventions versés ainsi que des risques liés à cette industrie ICPE : explosions, risques sanitaires (particules fines, molécules odorantes donc pas anodines) et surtout risques de pollutions de la ressource eau qui on l’a vu cet été, va finir par manquer.

Jacqueline Mollé - Arzal en danger