METHANISATION

Controverses

Gaz à effet de serre, élevages industriels,

incidents : toutes les controverses ...

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Seine-et-Marne. Les syndicats agricoles divisés sur la méthanisation

Pour une profession qui va mal, les projets de méthanisation sont des pistes de diversification. Mais les syndicats ne sont pas d’accord sur le sujet. Voici leurs arguments.

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Ouvrir une

vallée hydrogène entre l’Allemagne

et la France

Une pierre dans le jardin du gouvernement qui programme l’interdiction du chauffage au gaz dans les logements neufs.

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Nuisances et dérives de la méthanisation

Un collectif dénonce

les "dérives"

d'une méthanisation

à marche forcée

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Sacs plastiques compostables dûment labellisés,

le débat fait rage.

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Sept chiffres

pour comprendre les subventions aux énergies renouvelables

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La méthanisation,

une énergie

pas mieux que le charbon !

On impose aujourd’hui aux Français la méthanisation comme on leur a imposé le nucléaire, deux énergies en apparence "propres".

Énergie totalement renouvelable pour certains, dévoreuse de terres pour d’autres, la méthanisation pose de nombreuses questions. Pour tout comprendre, voici un état des lieux des débats autour de cette technique de production d’énergie.

 

Comment fonctionne la méthanisation ?

Un méthaniseur est une sorte de marmite : une grande cuve, elle-même recouverte d’un dôme. La recette : des déchets végétaux – de l’herbe, du maïs, des pailles de céréales, de colza... pour le carbone – et des déchets animaux (lisiers et fumiers pour l’azote). Le tout est chauffé entre 35 et 40 degrés pendant de longues heures. Certains exploitants ajoutent des déchets issus de l’agro-alimentaire (venus des abattoirs, des laiteries...), des boues de stations d’épuration, les matières de vidange, ou encore des ordures ménagères.

Dans cette marmite sans oxygène, des bactéries transforment les déchets et produisent notamment du méthane (CH4, le fameux "biogaz"). Celui-ci est récupéré par de grands tuyaux pour être transformé en électricité via un générateur, ou injecté directement dans le réseau de gaz de ville. Le biogaz peut aussi servir à produire de la chaleur, pour des habitations par exemple, ou être utilisé comme carburant. A la fin du processus, il reste des "déchets" solides et liquides, qu’on appelle "digestat". Ces digestats, riches en azote, phosphate, potassium... sont épandus sur les terres agricoles comme engrais.

Combien d’unités de méthanisation en France ?

En mars 2018, la filière méthanisation représentait, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, environ 400 installations agricoles, territoriales et industrielles, dont 230 à la ferme. Depuis cette date, le nombre d’installations accélère. Selon la base de données régulièrement mise à jour par le Collectif scientifique national méthanisation raisonnée (CNSMR), il y aurait 812 unités en service et 362 en projets (voir cette carte).

Ce nombre ne cesse d’augmenter pour atteindre les objectifs fixés par la Loi relative à la transition énergétique de 2015. L’objectif : parvenir à 10 % de gaz "renouvelables" dans les consommations de gaz naturel à l’horizon 2030, ce qui impliquerait la mise en service d’environ 5784 méthaniseurs. Pour atteindre les 100% de biogaz à l’horizon 2050, comme le suggère une étude de l’Ademe, 42 800 unités de "gros calibre" seraient nécessaires.

Aujourd’hui, la taille des unités de méthanisation est très variable : de quelques milliers de tonnes de matières entrantes par an à plusieurs dizaines de milliers. La moyenne d’intrants est aujourd’hui de 31 400 tonnes par unité de méthanisation et par an, contre 6000 tonnes avant 2017. Les unités construites tendraient donc, de plus en plus, à être de grande taille.

La méthanisation permet-elle de réduire les émissions

de gaz à effet de serre ?

Le ministère de la Transition écologique et solidaire considère le gaz issu de la méthanisation comme une énergie renouvelable. 12 millions de tonnes de CO2 par an seraient évitées (3% de nos émissions) prévoit le ministère, avec 10 % de biogaz en 2030. Avec un système gazier en 2050 basé à 100 % sur du gaz renouvelable, 63 millions de tonnes de CO2 par an seraient économisées, selon l’Ademe. Une étude menée sur des fermes engagées dans la méthanisation montre une consommation énergétique globale en baisse de 10 % pour 30 d’entre elles. Six des 46 exploitations suivies sont même devenues des fermes à énergie positive, dans la mesure où elles produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment .

Les données sur les gaz à effet de serre ne font toutefois pas consensus. "L’estimation du bénéfice environnemental d’un projet est aujourd’hui impossible", estime le Collectif scientifique national méthanisation raisonnée. En cause : l’impossibilité de se procurer les méthodes de calcul et formules utilisées par le logiciel DIGES2 servant à réaliser le bilan des méthaniseurs en termes de gaz à effet de serre. Ce programme de calcul ne prend par ailleurs pas en compte les émissions dues aux épandages des digestats dans les champs. L’Ademe n’a pas donné suite à nos demandes de précisions sur le bilan carbone du cycle complet de la méthanisation.

Lire la suite de l'article

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Méthanisation dans le Perche : "une efficacité toute relative".

Après l'article consacré au "boom de la méthanisation" dans le Perche, la Confédération Paysanne complète le sujet avec son point

de vue.

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Quand la méthanisation facilite les conversions

vers l’agriculture biologique

A faire réfléchir mais, dit par GRDF, le doute est permis.

20210111ComparatifGazFossileBiométhane.

Comparatif de prix entre le gaz fossile et le biométhane

Voir la fin de l'article :

Gaz fossile

20€ le MW/h. Biométhane

100€ le MW/h.

Entièrement

supporté par le consommateur !!!

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En faisant l’hypothèse de l'installation de

550 méthaniseurs par an entre 2030 et 2050, le gisement accessible peut être porté à

9 Mtep en 2050 en énergie primaire.

Ces objectifs ne peuvent cependant être atteint qu'en renforçant la mobilisation des politiques publiques.

Le passage 2030-2050 nécessitera une forte augmentation du taux de gisement mobili-sable : en passant de 40 à 60 % pour les effluents d’élevage
et de 20 à 60 % pour

les résidus de récoltes.